dimanche 31 mai 2026

LES AIMANTS - Chapitre 2

 Chapitre 2 — Salut, Emma

Le pire dans toute cette histoire-là…

C’est qu’Emma pense à Romain toute la journée.

Toute.

La.

Journée.

Pas de manière mignonne et romantique comme dans les films.

Non.

De manière profondément dérangeante.

Comme quand une chanson te reste coincée dans la tête au point de te donner envie de te frapper le front contre un mur.

Elle pense à son sourire.

À sa voix.

À son bras autour de ses épaules comme si c’était normal.

Comme si elle était normale.

Et surtout…

À la façon dont il avait dit son nom.

Emma.

Comme si ça sonnait bien.

Ce qui est franchement la première fois de sa vie.


L’école est immense.

Ou peut-être que c’est juste l’effet “nouvelle fille sans repères”.

Les corridors sentent le casier humide, le parfum cheap et les hormones mal gérées.

Les gens circulent vite autour d’elle.

Tout le monde semble savoir exactement où aller.

Sauf elle.

Évidemment.

Elle regarde son horaire au moins six fois avant de trouver son premier cours.

Et quand elle finit par entrer dans la classe…

Tous les regards se tournent vers elle.

Encore.

C’est fou comment les humains peuvent sentir la vulnérabilité comme des requins sentent le sang.

Le prof l’interrompt à peine.

— Nouvelle élève. Va t’asseoir où il reste de la place.

Merci Roger. Très chaleureux.

Il reste une place.

Toujours une seule.

Au fond.

À côté d’une fille aux cheveux rouges qui mâche sa gomme comme si elle avait un problème personnel avec elle.

Emma s’assoit.

La fille la regarde.

Longtemps.

Puis :

— T’es la fille de l’autobus.

Emma cligne des yeux.

— …quoi ?

— Romain Picard.

Et là, immédiatement, son cœur décide de devenir un imbécile.

— Quoi, Romain Picard ?

La fille ricane.

— Il t’a choisie vite.

Choisie ?

Emma sent déjà qu’elle n’aimera pas cette conversation.

— Je sais pas de quoi tu parles.

— Ben voyons. Romain s’assoit jamais en avant.

Ah.


Toute la journée, les gens semblent savoir qui elle est avant même qu’elle ouvre la bouche.

La nouvelle.

La fille avec Romain.

Ce qui est ridicule.

Elle connaît ce gars-là depuis environ douze minutes et demie.

Mais chaque fois qu’elle tourne un coin de corridor…

Il apparaît.

Comme une espèce de démon beaucoup trop beau.

— Salut, Emma.

Toujours ce sourire-là.

Toujours cette facilité insultante d’exister.

Et il agit comme s’ils étaient déjà amis depuis des années.

Au dîner, il s’assoit devant elle sans demander.

Encore.

— Tu survis ?

— À peine.

Il rit.

Et mon dieu qu’il est beau quand il rit.

C’est agressant.

Son frère est avec lui aujourd’hui. Plus silencieux. Plus vieux dans sa manière d’être aussi.

— C’est Médéric, dit Romain.

Médéric fait juste lever la tête un peu en guise de salut.

— Faut pas prendre ça personnel, ajoute Romain. Mon frère parle juste quand c’est nécessaire.

— Contrairement à toi ? demande Emma avant de réfléchir.

Silence.

Puis Romain éclate de rire.

Un vrai rire.

Fort.

— Ahhh, ok. Toi t’es drôle finalement.

Finalement ?

Elle veut être insultée.

Mais elle rit aussi.

Contre son gré.


Les jours passent.

Et Romain devient une habitude.

Une habitude dangereuse.

Il vient la voir entre les cours.

Il l’attend près de son casier.

Il lui lance des commentaires niaiseux juste pour la faire rire.

Et elle rit.

Beaucoup trop.

Le pire, c’est qu’avec lui, elle oublie d’être nerveuse.

Elle oublie qu’elle est nouvelle.

Elle oublie même qu’elle essaie normalement de passer inaperçue.

Avec Romain, tout semble simple.

Trop simple.


Le vendredi suivant, Emma monte dans l’autobus.

Et sans même réfléchir…

Elle regarde vers le troisième banc.

Comme si c’était déjà sa place.

Comme si lui aussi allait déjà être là.

Elle s’assoit.

Attends.

L’autobus avance.

Un arrêt.

Deux arrêts.

Puis celui des frères Picard.

Son cœur accélère avant même qu’elle le voie.

Pathétique.

Le frère monte en premier.

Puis Romain.

Et dès qu’il met le pied dans l’autobus…

Il la cherche des yeux.

Directement.

Comme si lui aussi savait exactement où regarder.

Puis il sourit.

Ce sourire-là.

Celui qui donne envie de faire des mauvais choix.

Il avance vers elle.

S’assoit.

Son bras derrière ses épaules.

Encore.

Comme si c’était devenu automatique.

Comme si c’était déjà eux.

Emma regarde devant elle pour cacher son sourire.

Et c’est là qu’elle entend une voix derrière.

Une fille.

Moqueuse.

— Fais attention, la nouvelle.

Emma se retourne légèrement.

— Pourquoi ?

La fille hausse une épaule.

— Parce que Romain Picard, c’est jamais une bonne idée.

Silence.

Romain sourit sans même regarder derrière lui.

Comme quelqu’un qui a entendu ça souvent.

Puis il tourne la tête vers Emma.

Et dit doucement :

— Écoute-les pas.

Le problème…

C’est qu’elle ne sait déjà plus si elle en est capable.





dimanche 17 mai 2026

LES AIMANTS - Chapitre 1

Chapitre 1 — Le troisième banc

Emma arrive à l’école en octobre.

Pas en même temps que tout le monde. Pas quand les gens sont encore ouverts, curieux, prêts à adopter la petite nouvelle.

Non.

Elle arrive quand tout est déjà placé. Les groupes. Les regards. Les réputations. Les places dans l’autobus. Surtout les places dans l’autobus.

Premier matin. Air froid. Odeur de feuilles mortes et de stress mal digéré.

Elle monte dans l’autobus.

Un pied. Puis l’autre.

Et tout le monde la regarde.

Pas longtemps. Juste assez pour la classer.

Elle avance dans l’allée en serrant les bretelles de son sac comme si ça pouvait la protéger. Elle scanne les bancs.

Plein.

Plein.

Plein.

Évidemment.

Puis elle le voit. Le seul banc libre.

Troisième rangée derrière la conductrice.

Le pire.

Celui que personne veut. Trop en avant. Trop visible. Trop… gênant.

Parfait.

Elle s’assoit.

Droite. Trop droite. Les épaules raides. Le sac sur les genoux comme un bouclier improvisé.

Elle fixe la fenêtre.

Des maisons. Des arbres. Rien d’intéressant, mais elle fait semblant.

Tout est mieux que de croiser des regards.

Quelques arrêts passent.

Personne ne lui parle.

C’est correct.

C’est exactement ce qu’elle voulait.

C’est exactement ce qu’elle déteste.

Puis l’autobus freine.

Un arrêt un peu plus long.

Une voix derrière lance :

Oh yes, les Picard sont dans notre autobus!

Un gars monte.

Plus vieux. Il ne regarde personne. Il passe tout droit et disparaît vers l’arrière.

Emma ne bouge pas.

Et puis…

L’autre embarque.

Et là, quelque chose déraille.

C’est subtil, mais c’est là.

Comme si l’air changeait.

Comme si tout devenait un peu plus lent.

Il est grand.

Mais pas juste grand. Solide. Large. Le genre de gars qui prend de la place sans s’excuser.

Il marche comme s’il connaissait déjà la fin de l’histoire.

Et il sourit.

Pas un sourire timide. Pas un sourire poli.

Un sourire qui sait.

Emma le regarde.

Elle ne veut pas.

Mais elle ne peut pas ne pas le regarder.

Et lui…

Il la voit.

Direct.

Pas un coup d’œil rapide. Pas un regard qui glisse ailleurs.

Non.

Il s’arrête sur elle.

Comme si elle était la seule chose dans cet autobus plein.

Une seconde.

Peut-être deux.

Assez pour que le cœur d’Emma fasse quelque chose de bizarre. Un faux pas. Un oubli.

Elle jurerait qu’il y a quelque chose autour de lui.

Pas visible.

Mais présent.

Une aura. Une chaleur. Une attraction qui n’a pas rapport.

Ridicule.

Mais réel.

Puis il avance.

Direct vers elle.

Pas vers l’arrière comme son frère.

Pas vers un ami.

Vers elle.

Il s’arrête à côté du banc.

Et il s’assoit.

Sans demander.

Sans hésiter.

Comme si la place lui appartenait.

Comme si elle lui appartenait un peu aussi.

Son bras tombe autour de ses épaules.

Naturel.

Trop naturel.

Emma fige.

Son cerveau cherche une réaction. N’importe laquelle.

Rien ne sort.

— Salut.

Sa voix est calme. Grave. Facile.

Son sourire est charmeur.

Comme si c’était la chose la plus normale du monde.

Emma ouvre la bouche.

Referme.

Rouvre.

— …salut.

Bravo.

Très impressionnant.

— T’es nouvelle.

Pas une question.

— Ouais.

— Moi c’est Romain.

Bien sûr que c’est Romain.

Elle ne sait pas pourquoi, mais ça fit.

— Emma.

Il sourit encore.

Évidemment.

— Tu viens d’où, Emma ?

Elle répond.

Mal.

Trop vite. Trop bas. Trop mêlé.

Elle ne sait même pas si ça fait du sens.

Mais lui écoute.

Ou fait semblant vraiment bien.

Et il ne bouge pas.

Pas un centimètre.

Son bras reste là.

Chaud. Lourd. Présent.

Et le pire…

C’est que, après quelques minutes…

Ça devient normal.

Dangereusement normal.

Ils parlent.

De rien.

De tout.

De l’école. Du coin. Des profs qu’elle ne connaît pas encore.

Elle rit. Un peu trop. Un peu nerveusement.

Lui rit pour vrai.

Et chaque fois qu’il la regarde, c’est comme s’il voyait quelque chose que les autres ne voient pas.

Ou comme s’il décidait de le voir.

L’autobus continue.

Les rues défilent.

Le monde existe encore, quelque part autour.

Mais pour Emma…

Tout est un peu flou.

Sauf lui.

Quand l’autobus arrive enfin à l’école, elle ne bouge pas tout de suite.

Comme si descendre allait briser quelque chose.

Romain enlève son bras.

Se lève.

Puis il se tourne vers elle.

— On se voit tantôt, Emma.

Pas peut-être.

Pas si tu veux.

Non.

On se voit.

Et il part.

Comme il est entré.

Avec cette confiance démesurée.

Comme si tout était déjà décidé.

Emma reste assise une seconde de trop.

Puis elle se lève à son tour.

Les jambes un peu molles.

Le cœur pas à la bonne vitesse.

Et une pensée qui s’installe, tranquille…

Claire.

Inquiétante.

Elle ne veut déjà plus être ailleurs que dans cet autobus.

Et elle ne comprend pas pourquoi.

Pas encore…





dimanche 6 juin 2021

Weekend UNIQ en famille

Ce weekend ma famille et moi avons vécus l’expérience UNIQ.

Hôtel UNIQ est un projet qui a vu le jour il y a 2 ans, juste avant la pandémie.  Ce qui devait être un projet d’hébergement suivant les festivals du Québec est devenu une expérience de Glamping (camping deluxe) centrée sur la nature, le bien-être et l’esprit de communauté.  UNIQ, c’est un village en mouvement qui s’installe ici et là, 6 à 8 semaines à la fois.  UNIQ c’est pour Unités Nomades Insolites du Québec.  Pas d’électricité, toilettes et douches communes, place commune extérieure.  Toutefois, vous serez installé dans une grande tente style chambre d’hôtel avec lits et literie très comfo, vous avez un espace pour grignoter ou travailler; tout ça en pleine nature.

 


Un soir, j’ai vu passer sur Facebook une publicité annonçant une expérience différente de camping.  Les deux premiers mois de la saison 2021, UNIQ s’est installé au Parc des chutes d’Armagh.  Super, c’est à 50 minutes de chez nous!  Sans hésiter, j’ai réservé en ligne.  J’avais le goût de faire quelque chose en nature, j’avais envie de bouger, d’essayer quelque chose de nouveau.  

Une fille s’essaye, t’sais!!

 

Le jour venu, on s’est rendu sur place.  On doit appeler un numéro pour aviser que nous sommes arrivés.  On a été accueilli par Myriam, nul autre que la fondatrice et propriétaire du concept UNIQ.  Elle nous a dirigé vers notre unité et expliqué les détails du weekend.  On nous attendait vers 18h30 pour un cocktail de bienvenue à la place commune et un groupe de musiciens et chanteurs folkloriques allait nous faire danser à compter de 20h.  On nous a aussi offert une séance d'étirement en mouvement offert par Nomad Fitness (ce que nous n'avons pas pu faire par manque de temps).  C'était offert à 9h samedi et dimanche matin. On a donc déchargé la voiture, placer nos lits et nos bagages et on est allé se promener sur le site.

 

 


Sous la tente commune, il y a plusieurs tables de pique-nique bien distancées, des BBQ, des poêles au propane, de la vaisselle; tout ce qu’il faut pour se faire à manger et faire la vaisselle par la suite!  Ils fournissent aussi de l’eau, du café, du chocolat chaud, du thé… et du chasse-moustique au cas où.

18h30, c’est le cocktail.  On a fait la rencontre des autres habitants de notre village éphémère, ceux qu’on allait croiser souvent dans les sentiers, au déjeuner/diner/souper, avec qui on allait faire des jeux, avec qui on allait chanter et danser autour du feu!  

Un petit verre avec des produits québécois, un souper avec la famille à notre table et avec les autres campeurs aux autres tables. L’esprit de communauté qui s’est installé était parfaite.  Les gens se respectent tellement.   

20h30, la soirée ne fait que commencer.  On part les feux, on sort des bûches et la musique commence.  De la gigue, un violoneux, de la guitare et des chansons à répondre.  On a dansé, on a ri, on a chanté; même si on gardait une certaine distance, on se sentait revenu à une vie normale.  On s’est couché bien fatigué en ayant déjà hâte au lendemain.




Samedi matin, on s’est dirigé tôt vers la tente commune.  Des lève-tôt étaient déjà attablés avec un bon café.  Les gens d’UNIQ nous ont fait et servi du café d’une brûlerie du coin.  On a apporté nos trucs à déjeuner, on a fait notre vaisselle et on est parti faire une promenade dans les sentiers du parc.  Les chutes et la rivière sont magnifique.  On a pu admirer des chutes, sauter sur des roches, tremper nos pieds à l’eau, écouter un show de ouaouarons; tout ça avec la participation très appréciés de Dame Nature.  On a même pu pêcher!  

  

HISTOIRE DE PÊCHE : mon fils qui est un grand pêcheur est allé patiemment lancer sa ligne à quelques reprises sans jamais avoir le moindre signe de poisson.  Il me demande d’y aller avec lui; j’accepte en me disant qu’il n’y avait pas de risque que j’ai à décrocher un poisson de ma ligne.  Et bien, premier lancé; BOUM, une belle petite truite!  Une chance que le mari était là; il n’était pas question que je touche à ça.  J’essaierai ça une prochaine fois!!  Ce fût le seul poisson qu’on a vu de tout le weekend!

Le samedi soir, un peu la même chose que la veille; un souper sur les BBQ avec nos nouveaux amis et Myriam et sa gang nous avait réservé une autre surprise; un chansonnier!
  On a encore une fois chanter fort, beaucoup ri et appris à connaitre trop de bon monde.

 

Il y a plein d’autres activités qu’on aurait pu faire, mais le temps nous a manqué.  Une piste cyclable passe directement au parc des chutes d’Armagh.  La microbrasserie de Bellechasse est non loin de là.  Vous pouvez aussi visiter la ferme Cassis et Mélisse.  Un endroit à découvrir!

 

Nous sommes repartis dimanche matin en saluant nos voisins, en échangeant nos comptes Facebook et Instagram.  Une expérience que je referais n’importe quand. 

Si vous voulez essayer; le village UNIQ  sera au Parc régional de la seigneurie du lac Matapédia (Camp Sable chaud) en Gaspésie du 2 juillet au 30 août et au Domaine St-Bernard au Mont-Tremblant du 3 septembre au 11 octobre.  Réservez vite, déjà plusieurs dates sont complètes.

Bon Glamping Gang!!



dimanche 15 novembre 2020

La pandémie m'a brisé.

 Je suis une bonne employée. Je suis travaillante. Je suis polyvalente.  Je suis professionnelle. Je donne mon 100% dans ce que j’entreprends.  Je suis un atout important pour mon employeur.  On peut me faire confiance.  Je sais voir le travail et je le fais avec rigueur. Je gère les projets, je les amène à terme.  

 

Je suis une bonne maman.  J’aime gâter mes enfants.  J’aime les voir grandir et s’épanouir.  Je suis présente pour eux et je leur inculque de bonnes valeurs.  Je leur fais de bon repas et de beaux desserts.  Je joue, je ris avec eux.  C’est un bonheur de les voir apprendre.  Je suis si fière de ce qu’ils deviennent.

 

Je suis une bonne épouse. Je suis amoureuse, cajoleuse.  J’aime avoir du temps avec mon mari; rire, danser, flâner. On a tellement de plaisir ensemble. Je crois en lui; je le trouve si beau et si bon.  Il peut tout faire. J’apprécie notre temps en famille; les jeux, les films, les projets.

 

Je suis une bonne personne. Je suis positive.  J’apprécie la communication, être entourée de gens.  Je suis curieuse, sociable et souriante.  J’aime aider; tout essayer.  Je peux tout faire, rien ne m’arrête.

 

Mais cette fille-là, on l’a échappé il y a quelques mois.  Elle s’est brisé.

 

Se lever le matin, c’est difficile. Aller au travail, c’est angoissant.  Rencontrer des gens en entrevue, c’est fatiguant.  Entendre les collègues faire leur travail, c’est dérangeant.

 

Se lever le matin, c’est difficile. Préparer le diner et le souper, c’est angoissant.  Faire les devoirs, c’est fatiguant.  Entendre les enfants jouer et s’amuser, c’est dérangeant.

 

Se lever le matin, c’est difficile.  Discuter avec mon mari, c’est angoissant.  Faire le ménage de la maison, c’est fatiguant.  Voir mon mari tout faire dans la maison, c’est dérangeant.

 

Je suis fatiguée et émotive.  J’ai envie de ne parler à personne.   Je suis anxieuse, marabout et irritable.  Mes collègues parlent trop fort.  Le travail ne me motive plus.  Les tâches qu’on me demande me semblent tellement insignifiantes. 

Mes enfants m’énervent.  Je n’ai pas envie de les écouter me raconter leur journée.  Mon mari m’énerve.  Je n’ai pas envie d’avoir de câlins ni de bisous. 

Ce qui m’animait, maintenant me démoralise.

 

La pandémie m’a vraiment brisé.  Et je cherche comment me réparer…

 

On nous a demandé de se confiner contre une menace inconnue et invisible. 

On nous a demandé de rester chez nous; de ne plus côtoyer nos familles ni nos amis. 

On nous a demandé de fermer nos commerces.  Plus d’emploi, plus de salaire.

On nous a demandé de laisser tomber nos loisirs.

On nous a demandé de travailler à temps plein de la maison avec des enfants qui réclament de l’attention et des soins.  On a continué de le faire en se disant qu’au moins, nous on a un salaire.

On nous a demandé de réorganiser notre système d’éducation.

On nous a demandé de scolariser nos enfants à la maison.

On nous a demandé de renouveler nos pratiques de A à Z et de réinventer notre travail en quelques semaines.

On nous a demandé d’éviter les contacts physiques, de garder 2 mètres de distance avec quiconque ne faisant pas partie de notre foyer.  Plus de câlin, plus de proximité.

On nous a demandé de se masquer.  À quoi bon sourire!

 

On est passé à une vie 2.0 en quelques semaines. 

Trop de changement, trop rapidement. 

Y’a de quoi développer un beau trouble d’adaptation, non!

 

Au moins je sais que je suis brisée.  Maintenant reste à trouver comment me réparer.

jeudi 14 février 2019

3 trucs pour un couple durable

Récemment j'ai beaucoup jasé avec des amis (es) qui se sont séparés, qui ne se reconnaissent plus, qui ne semblent plus être bien dans leur relation de couple.  Ça m'a amené à réfléchir sur le sujet...  Je vous partage mes pensées.

Petite tranche de vie très perso...

...Quand j'étais jeune, probablement en maternelle, mes parents se sont laissés.  Ensuite ils sont revenus ensemble et se sont laissés pour ensuite revenir ensemble et se séparer... je ne sais pas tout à fait combien de fois c'est arrivé exactement, mais je sais qu'en 3e année, mes parents sont revenus ensemble pour de bon jusqu'à mes 25 ans, lorsqu'ils ont finalement divorcé en bon terme...




J'aurais pu garder une bien mauvaise idée de la relation de couple et de la possibilité de rester uni, mais malgré tout, je crois au couple qui reste ensemble, qui s'aime et qui passe à travers les obstacles, etc.

Je pourrais tellement écrire longtemps sur le sujet... 

Tout d'abord, l'Amour, le grand Amour avec un grand A; est-ce que ça peut?  Je pense que oui.  (Vous vous dites peut-être: Heye fille, sors de ta bulle rose!).  Oui ça se peut, dans la mesure où on y travaille chaque jour à deux. 
Est-ce que le coup de foudre, c'est le grand Amour?  Non, mais peut-être que ça le deviendra.
Au fait, je n'aime pas tant le terme Grand Amour ou Amour avec un grand A.  Je crois que c'est plutôt la passion qui porte ses noms.  Ce qui est de l'amour, c'est le choix qu'on prend de partager sa vie avec quelqu'un, c'est un choix de tous les jours.  C'est un projet de vie.

Au début d'une relation, on se dit en amour, on a des papillons dans l'estomac, on a le sentiment que ça sera toujours comme ça!  (Ben oui...)  Après quelques temps, quand la passion s'estompe (parce que c'est pas de l'amour, c'est de la passion), on se dit qu'on n'aime plus la personne et qu'on est mieux de se laisser.  Dans une société où tout est jetable; pourquoi pas jeter mon couple à la poubelle!

J'ai une théorie très non-scientifique, que j'appelle la période du beau 2 ans.  Au début d'une relation, dans la période Passion, on montre que le meilleur de nous-même.  Petit à petit, notre vrai nous reprend sa place et au bout de 2 ans presque jour pour jour, on voit la vraie personne et c'est là que ça passe ou ça casse.

L'amour c'est justement ce qui se passe après cette phase de passion.  À chaque jour, tu dois choisir d'être avec la personne que tu aimes. 
C'est ben plate à dire, mais une vie de couple ça se travaille et ça se travaille à deux!  Un couple, c'est une équipe.  
Si tu rames tout seul dans un canot; vas-tu aller bien loin?  C'est ça… 

Et comment on réussi à passer à travers?

Il n'y a pas de recette miracle, mais voici quelques ingrédients:
*Pour les quantités; à vous de juger!

- De la volonté
- De la patience
- De l'effort
- Du temps


- De la confiance
- De la communication

Et tout ça, est cuit dans le respect de chacun! ;-)
*Donc si il y a n'importe quelle forme d'abus... et bien sortez de là; vous ne voulez définitivement pas y travailler; vous allez ramer seul et tourner en rond!


Heye, vu de même, c'est facile hein!!  Pas du tout...

Tous les couples ont leur défi.  Toutes les relations, même les plus saines ont leurs moments déroutants.  Même ceux que l'on admire, que l'on croit invincible. T'sais ceux qui, sur les réseaux sociaux, sont toujours juste heureux!!  Je vous assure que même eux ont des moments difficiles.


3 trucs pour y arriver…

Je ne suis pas psychologue, je n'ai pas LA réponse et il n'y a pas qu'une bonne réponse.
Je vous fais part de mes idées.  

1. Au départ, questionnez-vous vraiment sur vos valeurs, vos besoins, etc.  Il est important de savoir ce que l'on veut, mais aussi ce qu'on ne veut pas.  Si après quelques mois, la personne avec qui vous êtes vous énerve et bien elle va vous énerver encore plus dans 2 ans.  Et si vous n'êtes pas en mesure d'en discuter et d'accepter certaine chose; ça ne pourra pas fonctionner.  Bien oui, la mosus de communication.  Il faut se parler.  Ce n'est pas obligé d'être de la grosse communication philosophique de 3-4 heures; juste être en mesure de dire ce qu'on veut et ce qu'on ne veut pas, ce qu'on aime et ce qu'on n'aime pas.

2. Parfois avec le temps, on devient blasé et on remarque souvent plus ce qui nous dérange. On vient qu'à focuser sur ce qui nous dérange.  Si vous voulez que ça marche, essayez de faire un «reset» dans votre tête et forcez-vous à trouver toutes les petites choses agréables que votre conjoint(e) fait pour vous (même le petit verre d'eau qu'il vous offre ou l'assiette qu'il débarrasse...).  La moindre petite chose positive compte.  Rappelez-vous ce que vous aimiez quand vous l'avez rencontré.  Et de l'autre côté, vous voulez que votre conjoint remarque les petites choses agréables, donc faites-en!  

3. Trouvez-vous des moments en couple.  Seuls.  En couple.  Pas d'enfant, pas d'amis, pas d'écran.  Un petit souper pour jaser de la vie, vous raconter vos journées, vos défis, etc.  Faites des activités (escalade, patin, glissade, luge autrichienne, arbre en arbre, pique-nique, etc) ou prenez un cours; cours de danse sociale, cours de cuisine, cours de sommellerie, etc.  Sortez de votre zone de confort.  Acceptez d'essayer de faire de nouvelles activités.  Avec ou sans enfant, nous avons tous des vies occupées et nous avons tendance à mettre nos vie personnelle de côté, on se prend pour acquis.  

Pour préserver une bonne relation de couple, il faut être en relation!

Et je répète: 
Il faut être 2 pour être un couple; il faut travailler à 2 pour que ça fonctionne.


Oh et là je n'ai pas parlé des relations malsaines, des manipulateurs, de la violence conjugale, de la dépendance affective, Alouette…  Dans tous ces cas, je peux vous assurer que vous ne ramez pas dans le même sens et qu'il est mieux de mettre fin à la relation!!  
Si vous ne savez pas trop quoi faire, faites appel à un professionnel de la santé; un médecin, un psychologue, un travailleur social.  

Sur ce, je vous souhaite une joyeuse St-Valentin !  Que vous soyez seul ou en couple, la St-Valentin c'est la fête de l'amour.  Pas obligé d'être en couple pour aimer!!  

À bientôt!

samedi 26 janvier 2019

Boisson chaude pour les journées froides

Le weekend dernier, nous sommes allés faire du ski de soirée.
Le centre distribuait des boissons chaudes aux skieurs.

J'ai goûté à du jus de pommes chaud.
Sur le coup, je me suis dit: Beurk…  mais non c'est absolument délicieux!!  Et ça se fait en deux petites étapes faciles!

On prévoit se faire un feu dehors cet après-midi; je compte bien en préparer!!

Je vous partage la recette:

Ingrédients

- 4 tasses de jus de pomme
- 1 bâton de cannelle
- 1 orange coupée en rondelles
- 6 clous de girofle
- 3 étoiles d'anis étoilé
- 1/4 de cuillère à thé de piment de Jamaïque moulu

Préparation

1. Dans une grande casserole, mettre tous les ingrédients et porter à ébullition.

2. Tamiser le jus de pomme et servir!!!

C'est simple de même et ça goûte la croustade aux pommes!


mardi 8 janvier 2019

Mes aventures MLM

Bon, comme j'avais tellement de temps libre dans mon horaire (not), j'ai décidé de me lancer en affaire avec deux compagnie de marketing relationnel ou marketing de réseau.  Je t'entends déjà dire:

'' C'EST DE L’ARNAQUE, C’EST ILLÉGAL.
AH MON DIEU, C'EST UNE PYRAMIDE!!! '' 😯

Moi aussi je pensais de même au début, mais j'ai décidé d'aller voir plus loin, d'ouvrir mes œillères.   
Il y a tellement de gens avec des idées préconçues, des gens bornées plein de jugement. Et malheureusement, même après avoir lu ce texte, ils vont tenir leur opinion basée sur… pas grand chose. 🤷‍♀️
Sais-tu que le marketing relationnel s’enseigne à l’Université!!
Ben oui toi! Ça s'étudie! 🧐
C'est un marketing qui monte en popularité, t'sais l'évolution de l'entreprenariat.
Les nouvelles entreprises choisissent ce modèle parce que ça marche.
Parce que ça permet de partager les valeurs de l'entreprise.
Parce que c'est plus humain.
Parce que ça permet aux gens d'être rémunéré à la hauteur de leur rendement.
Faque c'est légal, ce n'est pas de l'arnaque.
Ce n'est pas des pyramides. 🤷‍♀️ Et non, pas plus qu'un bel organigramme d'entreprise. 🤔
👉 Le marketing relationnel c'est beau, c'est vrai, c'est honnête, c'est grand, c'est génial, c'est fort, c'est plein de défi, c'est coloré, c'est parfois difficile et épuisant, c'est gratifiant, c'est honorable... Voulez-vous que je continue?
👍 On y rencontre du bon monde, on s'entraide, on rit, on pleure, on découvre nos forces et nos défis, on sort de notre zone de confort, on apprend, on s'amuse, on travaille fort.
Les MLM (Multi Level Marketing) c'est tout simplement formidable!


J'ai trouvé cet autre article qui fait la différence entre le marketing de réseau et les ventes pyramidales (celles qui sont illégales).  

Maintenant que j'ai fait mon speech sur mon amour des MLM, voici rapidement les deux entreprises que j'ai:

DOTERRA: C'est une compagnie d'huiles essentielles.  Ben oui, des huiles toi!!
Ce sont des huiles essentielles (HE) pures; vraiment pures.  Vous pouvez même trouver les résultats des tests qui prouvent leur pureté.  Chaque bouteille a un code que vous pouvez vérifier en ligne.  
Ce sont des HE de grade thérapeutique.  Elles ne font pas que sentir bon.  Elles ont de vraies vertus.  C'est très scientifiques. De nombreux chercheurs étudient tout le pedigree des molécules des huiles. Ils travaillent à découvrir les vertus de chacune des huiles essentielles afin qu'elles soulagent ou préviennent les symptômes de maladies. 
Doterra, c'est incroyable pour la santé, pour les bobos quotidiens ou les plus gros problèmes de notre système.
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Les Aimants - Chapitre 13

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